27-02-2021

Quoi de neuf du côté de la création des emplois après la Covid-19 ?

Christophe CLAVẾ, auteur des Voies de la Stratégie, souligne ►les 5 secteurs qui créeront des emplois après la crise :

« (…) trente à cinquante pourcents des métiers d’aujourd’hui n’existeront plus dans dix ans. Le critère retenu par la majorité de ces études est celui de l’impact de l’intelligence artificielle sur le marché du travail. Et d’en conclure quels seront les emplois et les compétences dont les entreprises auront très certainement besoin dans un avenir proche. La crise actuelle joue le rôle de toute crise : celle d’un accélérateur et d’une centrifugeuse (…) ».

« Mc Kinsey a publié en février un rapport sur l’état du travail après la Covid. Selon eux, les emplois qui survivront à la crise seront ceux qui nécessitent des interactions humaines.(…). Pour identifier les métiers à fortes interactions, il a défini cinq critères : la proximité physique, la fréquence des interactions, l’exposition à un public changeant, le travail en intérieur, et la nécessité de travailler dans un endroit spécifique. Les cinq secteurs économiques arrivant en tête du classement sont la santé (hôpitaux et cliniques), les soins à la personne (coiffeurs et centres de fitness), les lieux d’interactions avec les clients (commerces et banques), et les résidences de services comme les maisons pour personnes âgées par exemple (…) ».

« La nécessité d’interactions personnelles qui impliquent une rencontre réelle n’est pas contradictoire avec le développement de l’enseignement en ligne. Le développement du commerce en boutique n’est pas contradictoire avec la croissance du commerce en ligne.(…) »

« La période que nous vivons exige de revisiter nos schémas mentaux hérités du vingtième siècle. Nous sommes à l’ère du "en même temps". (…) Le 21ème siècle exige que nous abandonnions la pensée en oppositions pour lui substituer la pensée en combinaisons (…) ».

Parmi les secteurs qui ont engrangé des résultats pendant la crise, la grande distribution a montré l’exemple en entrant dans l’ère du "en même temps".

Comme pour toutes les crises, dans les conséquences de la Covid, il y a des gagnants, et bien sûr des perdants qui sortent la tête de l’eau grâce à des bouées de sauvetage.

Une question se pose aujourd’hui : une taxe Covid doit-elle être appliquée aux gagnants ?

Sur BFMTV, ►Alexandre BOMBARD, le PDG de Carrefour, s’est exprimé : « (…) l'idée d'un impôt exceptionnel sur le secteur "me gêne un peu parce que la mobilisation au quotidien des équipes depuis un an est exceptionnelle" ».

« (…) Les parlementaires devraient davantage "s'intéresser à l'équité fiscale" plutôt que de cibler les groupes français. "Est-ce qu'à activité égale et à résultat égal, Carrefour paye autant qu'Amazon ? Non, Carrefour paye beaucoup plus". (…) "Je suis choqué parce que je trouve cela un peu malvenu après l'année qu'on vient de passer, parce qu'on paye déjà plus d'impôt que dans tous les pays où nous sommes, et puis parce que cette notion d'équité fiscale, qui est le cœur même de la règle fiscale, n'est pas du tout assurée dans notre métier".(…) ».

Du côté de Oui Ensemble, nous revendiquons l’équité fiscale et la dignité, et nous souhaitons rester auteur de notre vie afin de retarder le glissement vers la “dépendance”, prise au sens large du terme.

C’est la raison pour laquelle nous proposons un projet articulé sur des interdépendances et des formes d’autonomie à différentes échelles, et ce, de manière à : « Soutenir l'inclusion sociale, en cassant les codes et les usages afin de "Travailler autrement, Vivre dignement et Vieillir sereinement", par des savoir-agir sécurisés de façon à rester auteur de sa vie sur son territoire, avec son brassage culturel et ses modes de vie responsables ».

Nous disons donc : ►Stop ! Arrêtons de voir tout en noir !!! et retrouvons le chemin du maintien en activité en l'adaptant à chaque étape de notre vie !!!